Lancement d'Emelero — l'infrastructure LCB-FT pour les assujettis modernes
Une couche d'intelligence analytique qui industrialise le dispositif anti-blanchiment des fintechs, banques, PSP, EMI et PSAN. API REST ou agent conversationnel. Pay-per-call, sources citées, audit trail intégré.
Par Tom Zielinger
Emelero arrive avec une thèse claire : la conformité anti-blanchiment ne souffre pas d'un manque d'outils, elle souffre d'un manque de capacité analytique scalable. Les acteurs qui traitent du volume — fintechs, banques, prestataires de services de paiement, établissements de monnaie électronique, prestataires sur actifs numériques — disposent déjà d'un référentiel client, d'un système transactionnel, d'un workflow de validation. Ce qui manque, c'est l'intelligence d'analyse qui transforme un signal en décision documentée.
Pas un logiciel de plus
Emelero n'est pas un nouveau référentiel à intégrer. C'est une couche d'analyse qui s'ajoute à une stack existante. La logique en trois temps :
- Transmettre un profil, une transaction, un document, une question — via API REST ou via l'agent conversationnel.
- Recevoir une analyse structurée, sourcée, opposable en contrôle.
- Décider — la validation finale revient au responsable conformité, qui valide, ajuste et signe.
L'enjeu n'est pas de déplacer la responsabilité humaine, mais de la concentrer sur ce qu'elle fait de mieux : trancher. Le travail d'instruction préalable, qui consomme aujourd'hui l'essentiel du temps des équipes, est porté par la plateforme.
Démultiplier, pas remplacer
La promesse opérationnelle est mesurable. Pour un dispositif moyen — 50 revues d'examens approfondis, 2 000 alertes de surveillance, 30 déclarations de soupçon par mois — un programme conforme repose typiquement sur six analystes financial crime à temps plein, soit un coût annuel de 900 000 € chargé. Avec Emelero, la même volumétrie est absorbée par un MLRO superviseur s'appuyant sur l'API, pour 165 000 € par an.
L'écart de 735 000 € ne vient pas d'une dégradation de la qualité d'analyse, mais d'une réallocation : les analystes ne sont plus consommés par l'instruction routinière, ils interviennent là où la décision humaine reste structurellement irremplaçable.
Sept capacités au lancement
- Onboarding KYC/KYB en 30 secondes — cohérence du profil, screening sanctions, customer risk rating selon la méthodologie de l'établissement, recommandation argumentée
- Sanctions et adverse media — listes officielles (DG Trésor, OFAC, EU Consolidated, ONU), détection PEP, recherche en sources ouvertes pour les profils sensibles
- Revues EDD industrialisées — lecture des pièces justificatives, analyse sémantique du questionnaire, qualification des risques et mitigants, recommandation d'arbitrage
- Surveillance des opérations en temps réel — score, scénarios déclenchés, comparaison aux flux habituels du client, réduction du délai détection-à-déclaration
- Déclarations de soupçon pré-rédigées — motif articulé, base factuelle reconstituée, format Tracfin respecté
- Réponse réglementaire sourcée — AMLR, AMLAR, lignes directrices ACPR, jurisprudence des autorités de tutelle indexées en RAG
- Rapport d'activité périodique — synthèse des indicateurs LCB-FT exploitable en gouvernance interne
Deux modes d'utilisation
Pour l'intégration dans un système d'information existant, une API REST documentée, authentification Bearer, JSON entrée-sortie. Aucune donnée client n'est conservée — seul le résultat analytique est journalisé pour audit, le contenu sensible transite sans persistence.
Pour les analystes en exploitation directe, un agent conversationnel dispose des mêmes capacités via une interface sobre. Multi-utilisateurs, gestion fine des rôles, sources citées article par article sur chaque réponse.
Tarification publique
L'usage est facturé strictement à l'appel, sans engagement minimum ni frais de plateforme. Les appels en erreur ne sont pas facturés.
- Question réglementaire : 0,10 € par appel
- Sanctions screening et PEP : 0,15 € par appel
- Cohérence KYC/KYB : 0,30 € par appel
- Screening adverse media : 0,80 € par appel
- Aide à la rédaction de déclaration de soupçon : 1,20 € par appel
- Revue EDD complète : 3,00 € par dossier
L'agent conversationnel est facturé 290 € par utilisateur et par mois, quota mensuel d'appels inclus.
Couverture réglementaire
Le corpus initial couvre l'intégralité de l'AMLR (UE 2024/1624), de l'AMLAR (UE 2024/1620), de la 6ᵉ directive anti-blanchiment, du règlement Travel Rule (TFR, UE 2023/1113), du règlement MiCA (UE 2023/1114) récemment ingéré, du Code monétaire et financier livre V titre VI, des principes d'application sectoriels et lignes directrices conjointes ACPR-Tracfin et DG Trésor, ainsi que de la jurisprudence complète de la Commission des sanctions de l'ACPR.
MiFID II, DoRA, et les ordonnances françaises de transposition (2024-936, décret 2025-169) rejoindront la base dans les prochaines semaines. Les cadres américains (BSA, FinCEN), britanniques (MLR 2017, FCA) et asiatiques (MAS Singapour, AUSTRAC Australie) suivront sur la deuxième moitié 2026.
Données et souveraineté
Aucune donnée client n'est conservée par défaut. Les analyses produites peuvent être archivées chez le client dans son propre système — Emelero stocke uniquement les méta-données nécessaires à l'audit (timestamp, capacité invoquée, hash de la requête, statut). L'hébergement est européen, conforme RGPD, avec un DPA disponible sur demande.
Accès
L'agent conversationnel est accessible en libre essai depuis la page d'accueil. Pour une intégration API, les clés sont délivrées sous 24 heures après contact commercial qualifié.
Pour discuter d'un cas d'usage spécifique ou d'une intégration sur mesure, contactez-nous.